HISTOIRE

1952–1965 : L'École du SHAPE
 
Le Lycée International naît avec l’installation du siège européen de l’OTAN aux environs de Saint-Germain-en-Laye en 1951. Les familles des officiers et sous-officiers des pays composant à l’époque l’OTAN s'installent dans une résidence nouvellement créée au lieu-dit "Hennemont", à la sortie ouest de Saint-Germain-en-Laye par la route dite de "Quarante Sous" (le péage à régler autrefois pour aller en Normandie), ou Route Nationale 13, dans un magnifique parc arboré autour d’un château. D’abord appelée "SHAPE Village" (SHAPE signifiant "Supreme Headquarters of the Allied Powers in Europe") puis "Village d’Hennemont", cette résidence voit son château d’Hennemont se transformer en école, L'Ecole du SHAPE (dénomination jusqu'en 1965). Il accueille dès janvier 1952 ses 18 premiers élèves et déjà 400 à la rentrée 1952-1953. Il accueillera jusqu’au départ de l’OTAN en 1965 les enfants des familles de quelques 1500 militaires de 13 nationalités différentes ainsi que des enfants français résidant à proximité, en respectant la règle 50% d'étrangers 50% de français. À cette époque, le "turnover" est important, le personnel restant rarement au-delà de 2 ans aux services du SHAPE. René Tallard, professeur agrégé d’anglais, en est le premier Proviseur. C’est sous son impulsion que se développe l’esprit international de cette école, avec un cursus qui dès l'origine se décline en une éducation bi-culturelle franco-anglaise, franco-hollandaise, etc, grâce à l'instauration des classes de "français spécial" permettant d'apprendre le français rapidement. Les premiers bacheliers datent de 1959. Cette époque voit bien sûr le lycée se développer, avec la construction d’un nouveau bâtiment principal en 1962.
 
1966–1989 : Les années Scherer
 
Le départ en retraite de M. Tallard précède d’un an le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN par le Général de Gaulle (mars 1966), ce qui entraîne le départ du SHAPE pour la Belgique. La tâche est donc des plus difficiles pour le nouveau proviseur tout juste nommé, Edgar Scherer. La pérennité même du lycée est en jeu avec 2/3 de ses élèves en moins et la perte du soutien de l’OTAN. Cet homme à l’énergie débordante donnera pourtant un second souffle à l’établissement grâce à des efforts incessants pour s’attirer le soutien des instances de tutelle françaises, mais aussi des gouvernements étrangers. Le lycée s’ouvre au monde extérieur, aux expatriés toujours plus nombreux dans l’ouest parisien. Très vite il obtient des résultats aux différents baccalauréats parmi les meilleurs de France, et, pourtant, il ne renonce pas à son caractère international. En 1968 le Lycée est fort de six sections (allemande, néerlandaise, britannique, américaine, danoise, italienne). Il y en aura trois de plus (portugaise, espagnole, suédoise) lorsque M. Scherer prendra sa retraite en 1989. On n’est pas un ancien de telle ou telle section, on est ancien du Lycée International : le système instauré par M. Tallard et développé par M. Scherer se traduit par une intégration totale et réussie de toutes les nationalités. C’est un vrai plaisir que d’en avoir été un élève, et une vraie satisfaction d’en être un ancien. Car, ce n’est que plus tard que l’on se rend compte de l’exceptionnelle ouverture d'esprit que le lycée nous a offerte à nous, les anciens.
 
1990 à nos jours : L’époque moderne
 
Le Lycée International est dorénavant un des meilleurs lycées de France. Sa réputation n’est plus à faire, les listes d’attente sont d’autant plus longues que le "turnover" a considérablement baissé du fait de son excellence et de son environnement international.
Les successeurs de M. Scherer doivent affronter le pilotage d’une véritable "machine", l’établissement ayant plus de 3000 élèves, de la Maternelle à la Terminale, scolarisés sur le campus même du lycée et dans les écoles avoisinantes où il a greffé son génome par l’implantation d’un certain nombre de sections étrangères délocalisées : Collège les Hauts Grillets, Collège Marcel Roby, École Schnapper, etc. Le pilotage politique est aussi plus complexe, les statuts du lycée et de ses sections restants précaires. C’est sous le provisorat de M. Maillard (1989-1997) que le lycée se transforme pour revêtir son aspect actuel : le bâtiment de l'Agora endosse un habit tout de verre. Il accueille le plus ancien et le plus fidèle d’entre nous, le dévoué Mario (à l'origine modeste vendeur de pizzas), qui renonce à sa camionnette pour lui aussi s’ancrer plus fermement et durablement dans l’établissement. Il assurera la restauration jusqu’à sa retraite en 2011. Le bâtiment des classes primaires est remplacé par un nouveau, plus grand, plus moderne. En 1993, la section japonaise est créée.
Patrick Charpeil, proviseur entre 1997 et 2001, s’attaque au problème du statut juridique du lycée. Il était temps, après 50 ans d’existence. Comme quoi, les meilleures choses n’ont pas besoin de lois pour progresser. Sous l'autorité d'Yves Lemaire, proviseur entre 2001 et 2012, le lycée s’étoffe d’une section polonaise (1998), russe (2010), et réfléchit même à une section chinoise pour bientôt !
Joël Bianco prend la relève en 2012. Nous lui souhaitons un franc succès dans la gestion de cette grande entreprise. Il a pour cela le soutien de l’association et de tous les ambassadeurs du lycée que nous sommes tous en tant qu' anciens élèves, anciens professeurs et anciens acteurs de cet illustre établissement.

CONTACT


Association Association des Anciens

Lycée International du Lycée International

Château d'Hennemont de Saint-Germain-en-Laye

Adresse 2 rue du Fer à Cheval

Saint-Germain-en-Laye 78100 Saint-Germain-en-Laye