Vingt-six emplois sont menacés à l’hypermarché Cora de Dreux

La suppression de 1.077 emplois sur les 18.000 du groupe, a été annoncée par les syndicats, au niveau national. Au magasin de Dreux, vingt-six salariés seraient concernés sur les deux cent vingt que compte l’hypermarché.

Corinne Veilleux est déléguée CGT du magasin de Dreux. Employée à la station-service, elle travaille chez Cora depuis trente-huit ans. Elle a connu le transfert de l’hypermarché de Plein Sud à Vernouillet à la zone des Coralines. « Au magasin de Dreux, il y aura un nombre minoré de licenciements par rapport à d’autres magasins en France », confie-t-elle.

« Les salariés sont en train de signer des avenants à leurs contrats de travail, qui leur demandent plus de flexibilité sur les horaires et plus de polyvalence. Par exemple, une caissière pourra être amenée à remplir les rayons. » Ceux qui ne signeraient pas cet avenant seront licenciés.

Des suppressions d’emplois attendues au magasin Cora de Dreux

« Il y a ceux qui restent car ils aiment ce qu’ils font. Ceux qui restent, car ils n’ont pas le choix. »

Corinne Veilleux (Déléguée CGT du magasin de Dreux)

« Tout n’est pas noir ou rose », poursuit la déléguée syndicale. « Cela ne réjouit pas forcément les gens de signer cet avenant, mais il y a différentes situations. Il y a ceux qui restent car ils aiment ce qu’ils font. Ceux qui restent, car ils n’ont pas le choix. Ceux qui en profitent pour partir, car ils ont un autre projet derrière et ceux qui partent sans rien. »

Romain Suchet, chargé de communication pour le groupe Cora, dont le siège se situe à Croissy-Beaubourg (Seine-et-Marne), est revenu sur la restructuration du groupe.

« En 2011, il y avait 21.000 salariés dans le groupe. Aujourd’hui, il y en a 18.000. Il y a déjà eu deux Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), qui a conduit à la suppression de cent emplois, les 2.900 autres salariés qui sont partis sont liés, notamment aux départs en retraite non remplacés  », détaille-t-il en préambule. « En juillet 2019-2020, la direction a lancé la négociation d’un accord avec les partenaires sociaux, afin d’adapter l’organisation de ses hypermarchés, pour retrouver de la compétitivité. Seize réunions plus tard, le 12 avril 2019, un accord d’entreprise a été signé sur la polycompétence des salariés et l’attribution de primes, allant de 25 à 90 € par mois. »

« Les 1.077 postes dont les syndicats parlent correspondent aux salariés qui n’ont pas signé leur avenant et qui pourraient se transformer en licenciement pour motif économique.  »

Romain Suchet (Chargé de communication pour le groupe Cora)

Selon la direction, 85 % des salariés ont accepté ce projet, au mois d’octobre 2019. « Les 1.077 postes dont les syndicats parlent correspondent aux salariés qui n’ont pas signé leur avenant et qui pourraient se transformer en licenciement pour motif économique. Mais, notre but à terme est qu’il y ait aucun licenciement. »

Et Romain Suchet de préciser : « La discussion n’est pas terminée, elle va se poursuivre jusqu’à la mi-juin. On va proposer aux personnes concernées des reclassements en interne. »

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Claire Béguin

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